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Contrôle DGCCRF ou Tracfin : comment un domiciliataire s'y prépare en 2026

Ce qu'un contrôleur regarde chez un domiciliataire, les manquements les plus fréquents, ce qui pourrait changer, et une checklist pour être prêt le jour J.

Le domiciliataire d'entreprises est assujetti à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT). En janvier 2026, Tracfin et la DGCCRF ont actualisé leur plaquette consacrée à la domiciliation. Les chiffres qu'elle rappelle montrent que les contrôles ne sont pas théoriques : en 2023, la Commission nationale des sanctions a rendu 19 décisions contre des domiciliataires, avec des amendes de 500 à 50 000 € et des interdictions d'exercer de 2 à 12 mois.

Ce guide fait le point sur ce qu'un contrôleur regarde, sur les manquements les plus fréquents et sur ce qui pourrait changer. Il se termine par une checklist.

Ce que le contrôleur vérifie

Un contrôle porte d'abord sur le cadre de l'activité, puis sur les dossiers clients, pris un par un :

Pour le détail de ces obligations, voir notre guide Obligations LCB-FT du domiciliataire.

Les manquements les plus fréquents

Lors de son enquête sur 50 domiciliataires (2022), la DGCCRF a relevé au moins une anomalie dans plus de 60 % des établissements. Les manquements les plus cités :

Ces manquements ont débouché sur des avertissements, des injonctions de mise en conformité et des transmissions à la Commission nationale des sanctions. La plupart relèvent moins d'une mauvaise intention que d'un suivi manuel qui ne tient pas sur des centaines de dossiers.

Gel des avoirs : un contrôle qui ne s'arrête pas à la signature

La Direction générale du Trésor et l'ACPR ont mis à jour leurs lignes directrices sur le gel des avoirs le 16 mars 2026. Elles visent d'abord le secteur financier, mais elles décrivent bien ce qu'on attend de tout professionnel concerné :

Un domicilié vérifié le jour de la signature peut faire l'objet d'une mesure six mois plus tard. Le domiciliataire doit alors s'en apercevoir, puis informer la Direction générale du Trésor de toute tentative d'opération. Voir aussi notre guide Gel des avoirs : ce que doit faire un domiciliataire.

Ce qui pourrait changer : la proposition de loi du Sénat

Une proposition de loi « visant à renforcer la régulation des sociétés de domiciliation » (n° 270) a été déposée au Sénat le 8 janvier 2026. Elle est en première lecture, renvoyée en commission, et n'est pas adoptée à ce jour. Elle prévoit notamment :

Le texte peut évoluer, mais il va dans le sens des contrôles actuels : des dossiers complets, un suivi dans la durée et des traces exploitables.

Checklist : êtes-vous prêt pour un contrôle ?

  1. Votre agrément est valide et les changements ont été déclarés.
  2. Chaque domicilié a un contrat écrit et un dossier complet, bénéficiaires effectifs compris.
  3. Chaque dossier porte un niveau de risque et le niveau de vigilance qui en découle.
  4. Les pièces expirées sont repérées et redemandées.
  5. Vous savez, pour chaque société, si elle a été radiée, si elle a changé de dirigeant ou si elle a transféré son siège.
  6. Clients et dirigeants sont vérifiés au gel des avoirs régulièrement, pas seulement à l'entrée.
  7. Votre procédure de déclaration de soupçon est écrite et connue de l'équipe.
  8. Les documents sont conservés cinq ans après la fin de la relation, et la formation des équipes est tracée.

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Questions fréquentes

Un domiciliataire doit-il vérifier le gel des avoirs après l'entrée en relation ?

Oui. Les mesures de gel s'appliquent sans délai. Un client vérifié à la signature doit être revérifié lorsque de nouvelles mesures sont publiées au registre national des gels.

Quelles sanctions risque un domiciliataire en cas de manquement LCB-FT ?

Avertissement, injonction de mise en conformité, puis saisine de la Commission nationale des sanctions. En 2023, celle-ci a prononcé des amendes de 500 à 50 000 € et des interdictions temporaires de 2 à 12 mois.

La proposition de loi de 2026 est-elle en vigueur ?

Non. La proposition n° 270 déposée au Sénat le 8 janvier 2026 n'est pas adoptée. Les obligations actuelles du Code monétaire et financier et du Code de commerce s'appliquent.

Publié le 1er octobre 2026 · Rédigé par PCi, éditeur de Cowork-Link. Ce guide est informatif et ne remplace pas un conseil juridique.

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